Manon Genest, une championne qui ne se fixe aucune limite

 

 

Par un partenariat sportif, la MCDef s’engage aux côtés de Manon Genest, championne du monde de paratriathlon en 2016. Adhérente de la MCDef en tant que personnel civil du Ministère des Armées, Manon Genest a pour ambition de représenter la France aux Jeux Paralympiques de Tokyo l’année prochaine, ainsi qu’aux Jeux de Paris en 2024, et de porter haut les valeurs de l'olympisme et du handisport.

Frappée à 22 ans, en 2015, d’un handicap musculaire suite à un accident de voiture, Manon Genest s’est d’abord battue afin de remarcher. Sa force de caractère l’ayant amenée à repousser ses limites, à peine un an plus tard, elle devenait en 2016 championne du monde de paratriathlon. Ce qui signifie qu’elle a dû aussi réapprendre à courir, à nager et à faire du vélo, au niveau compétition !

Se reconstruire et retrouver la maîtrise de son corps à travers le handisport a été un choix personnel, vite devenu une raison d’être. Si Manon Genest a commencé avec le triathlon, elle se tourne aujourd’hui vers l’athlétisme, catégories 200 et 400m, dans lesquelles elle a d’ailleurs brillé en 2018 en devenant championne de France et vice-championne d’Europe. 

C’est une athlète acharnée à démontrer que l’on peut surmonter son handicap que la MCDef a choisi de soutenir dans son parcours sportif et humain. Elle a tenu à nous présenter elle-même ce parcours et les raisons l’ayant conduite à choisir la MCDef comme partenaire.

Vous venez de conclure un partenariat avec la MCDef/Groupe Klesia, pour quelles raisons ?

Manon Genest : Dans le cadre de la préparation des Jeux Paralympiques de Tokyo en 2020 et de Paris en 2024 en athlétisme handisport, je cherchais des partenaires pour m'accompagner dans mon projet sportif, qui est aussi, et avant tout, une aventure humaine. C'est dans ce contexte que j'ai souhaité rencontrer la MCDef, mutuelle dont je suis moi-même adhérente de par mon statut de civile de la Défense, depuis octobre 2016. Quand j'ai eu l'occasion de rencontrer différents membres du bureau de la MCDef dont David Ollivier-Lannuzel, Président Général, j'ai compris que ma mutuelle était l'illustration même des valeurs que je recherchais chez mes partenaires pour mon projet sportif : l'humanité et la sincérité d'un partenariat riche en partage. C'est une fierté d'avoir pu conclure ce partenariat et j'ai déjà hâte de le faire vivre !

Quelles compétitions préparez-vous actuellement, quel est votre programme sportif pour 2019 ?

M.G. : L'année 2019 est une année déterminante pour moi car à 1 an seulement des Jeux Paralympiques de Tokyo 2020. Récente dans la discipline de l'athlétisme handisport, j'ai fait mes premiers pas en 2018 avec une première saison riche en médailles : Double championne de France sur 400m et 200m et Double Vice-Championne d'Europe sur 400m et 200m. Cette nouvelle saison qui débute va être l'occasion de continuer à progresser et à me confronter au plus haut niveau mondial. Mon principal objectif : décrocher une sélection pour les Championnats du Monde d'Athlétisme Handisport, qui auront lieu à Dubaï du 7 au 15 Novembre 2019. Cette sélection pour les Championnats du Monde se fera au travers de différents meetings internationaux, dont celui qui aura lieu au stade Charlety à Paris les 29 et 30 Août 2019 : le Handisport Open Paris 2019 (HOP 2019).

Les JO de 2020, vous y pensez déjà ?

M.G. : Depuis que j'ai fait le choix de me reconstruire à travers le sport suite à mon accident de la route survenu en 2015 et l'annonce de mon handicap, les Jeux Paralympiques de Tokyo 2020 sont mon moteur au quotidien. Au-delà d'un rêve, c'est devenu un objectif à part entière pour lequel je m'entraîne d'ores et déjà durement. 

 

Quel est le handicap de Manon Genest ?


Manon Genest souffre d’un handicap neurologique. Elle est hémiplégique côté gauche avec une dystonie. Les muscles de son bras et de sa jambe gauches sont affaiblis par la dystonie musculaire. La dystonie est une maladie neurologique du tonus musculaire liée à un mauvais signal envoyé par le cerveau.

Cette maladie touche environ 45 000 personnes en France. On peut traiter certains symptômes, mais la dystonie impose une lutte au quotidien pour se réapproprier le contrôle de son corps.

 

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